Açores

Açores

Quatorze des 28 campagnes scientifiques du prince ont l'archipel des Açores pour destination. Dont la première, en 1885, et l'avant-dernière, en 1914. Il s'agit donc de la destination favorite, avec un intérêt personnel et scientifique marqué.

vant-La première occurrence, dans la correspondance du prince Albert avec son père le prince Charles III est en 1879 : 

"Ponta Delgada, à San Miguel (Açores)

le 14 mars 1879

Mon cher papa,

J’ai quitté Madère le 7 ainsi que je vous le disais dans ma dernière lettre ; le temps m’a encore favorisé et je suis arrivé ici hier soir, à la fin du sixième jour ; la distance étant de six cents milles, la moyenne est facile à déduire. Nous voici donc à 300 lieues de la terre ferme dans cet archipel des Açores perdu au milieu de l’Océan comme quelques moutons dans une grande prairie, nous sommes presque à moitié chemin des côtes d’Amérique et l’Hirondelle malgré la saison d’hiver a franchi vaillamment des régions généralement malsaines ; il faut dire que jusqu’ici,"

Lettre autographe signée de S.A.S. le Prince héréditaire Albert à S.A.S. le Prince Charles III de Monaco ; Ponta Delgada, 14 et 16 mars 1879 ; 10 pages (Archives du Palais princier de Monaco, C.525)

Bien sûr, les fréquentes expéditions aux Açores inspirent le récit de voyage du prince, La Carrière d'un navigateur.

"Pendant l’été de 1887, l’Hirondelle complétait un voyage scientifique aux Açores avec une croisière aux régions septentrionales du Nouveau-Monde. Pour ce bâtiment de 200 tonnes à peine et destiné par ses origines à la navigation de plaisance, il y avait beaucoup d’aventures à braver le long de la route, principalement dans la région limitrophe du courant polaire et aux abords de Terre-Neuve. L’archipel des Açores, que la grande profondeur des eaux environnantes m’avait fait choisir comme un centre de recherches nouvelles, se trouvait bien où il fallait pour scinder mon voyage assez également dans sa longueur, mais point dans ses périls. Un mois de retard survenu à la réalisation de mon plan m’exposait, d’ailleurs, à un risque tout spécial et plus fâcheux que les autres : je quittais les Açores quand la saison des cyclones allait commencer, et je devais franchir les parages habituellement visités par ces implacables écumeurs de la mer. Ce fut une menace qui plana sur l’Hirondelle durant la plus grande partie de son voyage, pour finir dans une leçon inoubliable donnée aux hommes de son équipage sur la fragilité de leur existence.", Albert Ier de Monaco, La Carrière d'un navigateur, chapitre quatrième, "Un cyclone".

La rue des Açores

Tinayre inauguration avenue albert Ier

Ce tableau de Tinayre , peint en 1905, un an après l'événement, rend compte de l'hommage rendu par les habitants des Açores aux travaux du prince Albert Ier.

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