Henri BREUIL (1877-1961)

L’abbé Henri Breuil en visite sur un chantier de fouilles près de Mons le 19 février 1954. Cliché Marcel Lefrancq.

Henri BREUIL (1877-1961)

Henri Breuil, aussi connu comme l'« abbé Breuil », né le 28 février 1877  et mort le 14 août 1961, est un prêtre catholique et préhistorien français.

Surnommé le « pape de la Préhistoire »,  il s'est illustré par son travail de pionnier pour l'établissement d'une chronologie de la Préhistoire avec la classification des industries paléolithiques, et l'étude de l'art pariétal préhistorique à l'acceptation duquel il a grandement contribué.

En 1901-1902, l’abbé Breuil est l’un des principaux artisans du débat sur la reconnaissance de l’art pariétal qui se conclut au cours du congrès de l’AFAS de Montauban et va faire de l’étude des grottes ornées un des thèmes majeurs de l’archéologie préhistorique du XXe siècle. 

En 1902, Emile Cartailhac le convie à étudier les peintures d'Altamira. Dès lors, il va participer à l'étude de nombreux sites ornés, en France et et en Espagne( Castillo). 

1910 marque le début de la coopération franco-espagnole. Cette année voit aussi la création à Paris de l'Institut de paléontologie humaine grâce au mécénat du prince de Monaco. H. Breuil y occupe la chaire d'ethnographie préhistorique jusqu'en 1961.

En 1914, H. Breuil participe à la création à l'Université de Madrid du premier enseignement de préhistoire. La chaire d'histoire primitive de l'homme est alors confiée à Hugo Obermaier. Pendant la Première Guerre mondiale, l'abbé Breuil est mobilisé et affecté au Service d'Information navale de l'Ambassade de France à Madrid. Il y rencontre Raymond Lantier. Ils accomplissent ensemble des missions d'exploration en Espagne. Après 1918, il est un des acteurs de la nouvelle impulsion que connaît l'archéologie préhistorique en Afrique du Nord. Il effectue de nombreux voyages sur ce continent tout au long de sa carrière.