Une nouvelle biographie de Séverine (Caroline Rémy, 1855-1929) en librairie

Il existe deux biographies de Séverine, dues à Paul Couturiau (Séverine, l'insurgée, Ed. du Rocher, 2001) et Evelyne Le Garrec (Séverine, une rebelle, 1855-1929, Seuil, 1982) . La bibliothèque « séverinienne » va s'enrichir d'une troisième biographie, annoncée pour paraître sous peu aux éditions Les Pérégrines sous le titre Une journaliste pour le peuple.

 Séverine, amie du prince, avec qui elle entretient une correspondance de 1902 à 1906 (APM C 714), le côtoie sur deux engagements : la cause dreyfusarde et le pacifisme.  

Une nouvelle biographie de Séverine (Caroline Rémy, 1855-1929)  en librairie

Séverine est l'une des personnalités présentes lors du XIe Congrès universel pour la Paix qui se tient à Monaco en 1902. Elle y représente la France et exprime l’idée de faire adopter par le mouvement pacifiste international un drapeau dessiné par l’empereur Guillaume II en personne et suggère que ce drapeau prenne pour base les couleurs de Monaco. Le prince, qui souhaite donner vie à cette idée, écrit dans son journal, le Ier juillet 1902, lors des régates, à Kiel : « j’ai dit à l’Empereur que, lors du Congrès de la Paix, à Monaco, l’hiver dernier, madame Séverine m’avait exprimé le désir de proposer au congrès prochain un projet de drapeau dont l’Empereur aurait donné le dessin. Aussitôt l’Empereur, intéressé, a fait le projet sur le dos d’un menu avec deux crayons : Fond rouge avec autant d’étoiles blanches que de nations participant au congrès ; grande croix rouge traversant le tout entre des bandes blanches ; une grande étoile blanche au croisement des bras de cette croix ». 

Quatrième de couverture de l'ouvrage :

"Séverine, de son vrai nom Caroline Rémy, est une pionnière du journalisme dans la France de la Belle Époque. Fille spirituelle de Jules Vallès, elle est la première femme à diriger un journal politique, Le Cri du Peuple, malgré une virulente campagne de dénigrement par ses collègues masculins.
En descendant dans « l’enfer noir » de la mine de Saint-Étienne et en parcourant les décombres de l’Opéra-Comique ravagé par les flammes, Séverine pratique alors ce qu’on appelle aujourd’hui un journalisme d’impact.
Elle met aussi sa plume au service de ses convictions en lançant, avec son amie Marguerite Durand, le journal féministe La Fronde et en rejoignant Émile Zola dans le camp des défenseurs d’Alfred Dreyfus. Sur bien des sujets, elle est en avance sur son temps : droit à l’avortement, lutte contre la peine de mort, le viol conjugal, la colonisation et la guerre.
Se plonger dans ses combats, ses articles et ses écrits personnels, c’est mesurer le chemin parcouru, les luttes étouffées, les redondances de l’histoire. C’est aussi dresser le portrait intime d’une femme qui a vécu à rebours des codes de la IIIe République, et lui redonner la place qu’elle mérite."

 

See also

SEVERINE
SEVERINE